Archives mensuelles : décembre 2009

Le saut de puce à Paris qu’il fallait éviter

Comme je vous le disais hier, j’ai dû faire un saut de puce à Paris, je m’y suis donc prise à la dernière minute et la semaine dernière à la même heure je venais de réserver un Londres-Paris en Eurostar, au prix assez raisonnable, pour un départ vendredi 18 à 07h27.

Quelle connerie. Je me suis moi-même, de mon plein gré, jetée dans le guêpier pas possible qui allait faire les gros titres des infos pendant 5 jours.

Mais bon, je pouvais pas savoir.

Ensuite, au vu des tarifs Eurostar pour mon retour prévu samedi matin, je me suis laissée tentée par un billet au black, vous savez, ceux que vous trouvez sur Trocdetrains.com.

Quelle connerie.

Bref.

Après avoir verrouillé chaque heure d’absence sur un mémo destiné à Mister blabla qui assurait la relève pendant mon saut de puce, je pars vaillamment à 6h du mat vendredi, sous la neige bien sûr.

Bon, j’étais à côté d’une emmerdeuse qui a téléphoné tout le trajet, et j’ai un peu pesté parce qu’après 20 minutes on avait déjà entendu 3 fois le message du commandant de bord qui nous prévenait qu’on allait assez lentement, rapport à la neige, désolé veuillez nous excuser. Mais bon, 3/4 d’heure de retard, autant c’est pas cool quand on a une mini miss blabla avec soi, autant c’est franchement pas embêtant quand on est toute seule.

Je ne reviendrai pas sur la multiplication des petits signes qui me criaient « t’aurais pas dû venir, t’aurais pas dû venir ». Par exemple, quand j’ai appelé le 118 218 pour trouver la boutique Mandarina Duck et qu’ils m’ont envoyée dans un restau chinois, le Mandarin.

Je ne m’appesantirai pas sur le fait que je me suis étalée de tout mon long sur le trottoir en glissant sur une plaque de verglas.

Ni sur le fait que je me suis trimballée un truc qui bipait à chaque fois que j’entrais ou je sortais d’un magasin, que je me suis fait fouillée 14 fois, et que finalement à bout de nerfs j’ai vidé mon sac dans une pharmacie pour me rendre compte qu’il y avait un antivol dans ma boîte de Babicao, un genre de Nesquik que j’avais acheté au Monop en même temps que mon sandwich, parce qu’on en trouve pas à Londres et que mini miss blabla continue son mouvement social « je ne mange plus que mon biberon du matin et basta ».

Bref, je sentais quand même que ma présence sur cette terre française n’était pas la bienvenue.

Et plus j’y pensais, plus mon billet-de-retour-pas-à-mon-nom me fichait la trouille. Je me voyais tendre le billet au contrôle, me faire dévisager par un mec à képi pas aimable, qui me demanderait mon passeport et s’enquérirait ensuite de comprendre par quelle étrangeté les noms du passeport et du billet n’étaient pas les mêmes.

Ensuite on peut dire que le vrai cauchemar a commencé.

Samedi

9h: à la télé ils annoncent que 2000 personnes ont passé la nuit coincées dans le tunnel et qu’aucun Eurostar ne partira avant midi. La nuit dans le tunnel! Quelle horreur. J’ai eu de la chance d’être partie hier matin, et en plus, ouf, mon train est à 13h. No souçaï.

Petite voix intérieure: « ouais mais avec tous les gens du matin qui n’ont pas pu partir, tu crois pas qu’ils vont vérifier les noms sur les passeports? » Petit coup de stress.

12h, Gare du Nord. Il y a une queue de… 500? 1000? sûrement plusieurs millions de personnes devant un panneau qui au lieu de dire « 12h15, embarquement.12h45, ouvert. 13h30, à l’heure », dit « Aucun Eurostar ne circule aujourd’hui ». C’est un peu la panique quand même, mais pas trop. Les Anglais font la queue et les Français se renseignent sur quand et comment ils vont être remboursés, et comment la SNCF saura combien j’ai payé, et comment elle saura que ce n’est pas de ma faute, hein, comment ils sauront que je suis arrivé à l’heure, bla bla bla.

12h30: on apprend que les résidents britanniques sont prioritaires et qu’eux seuls pourront monter dans les prochains eurostars qui fonctionneront.

12h31: je suis la reine du monde, Mister blabla m’a scanné et envoyé ce matin des preuves de domicile à Londres.

12h32: on apprend qu’il fut se présenter avec son billet et qu’ensuite ce sera 1er arrivé 1er servi.

12h33: je n’ose pas demander « et avec un billet pas à mon nom, c’est possible de monter dans l’eurostar des gens prioritaires? » Je fais une croix sur un éventuel retour à Londres.

13h: je me morfonds.

13h30: Mister blabla, qui n’a pas passé une soirée de tout repos la veille avec mini miss blabla, ni une matinée de tout repos d’ailleurs, et qui commence légèrement à s’inquiéter de me voir revenir un jour, prend les choses en main et me réserve un billet d’avion Paris-Londres pour le lendemain 14h40.

17h: après avoir déjeuné l’exprit (presque) tranquille puis mené à bien ma mission Ladurée pour les nounous, je rentre dans mon foyer temporaire (chez ma maman) et je vais aux nouvelles sur le site internet d’Air France.

17h05: je me rends compte que le vol de 10h15 est annulé, grosses sueurs froides. Mais le mien est encore programmé.

17h10: je reçois un texto qui dit: « Votre vol AFXXXX de 14h40 est annulé. Veuillez nous excuser ».

17h11: je reçois un e-mail qui dit: « Votre vol AFXXXX de 14h40 est annulé. Veuillez nous excuser ».

17h12: mon vol est officiellement annulé sur le site d’Air France. J’essaye de respirer par le ventre et je téléphone à Mister blabla pour lui annoncer la nouvelle.

17h15: Mister blabla a peut-être eu une crise cardiaque au bout du fil.

17h17: Mister blabla respire par le ventre et me dit qu’il va régler le problème.

17h30: Mister blabla a dû se télétransporter au siège d’Air France, pointer un flingue sur la tempe de quelqu’un et menacer de faire sauter le bâtiment: il m’a réservé une place sur le vol de 07h30.

21h35: je récapitule: plan A (les routes sont ok), on va à Roissy en voiture, on part à 05h30. Plan B (trop de neige et verglas), on prend le RER B, on part à 05h15. Plan C (neige, verglas et grève de RER B), là c’est la merde, je n’ai pas de plan C, je peux peut-être prier pour éviter la neige, le verglas et la grève de RER B.

22h20: je règle mon réveil. A 4h45. Etant donné que mon réveil c’est mon téléphone portable anglais, il est à l’heure anglaise, donc ça fait 3h45. Je manque de m’évanouir.

Dimanche

4h45: routes ok, pas de neige, pas de verglas, 1km de bouchon prévu par Sytadin, zou, le plan A est en marche.

5h45: top départ.

6h30: Roissy.

6h40: c’est QUOI cette queue de 200 personnes au comptoir Air France? M’en fous, j’ai pas de bagages, je vais à une borne.

6h45: c’est QUOI cet espèce de ticket de caisse que vient de me cracher la borne d’enregistrement automatique? OU EST MA CARTE D’EMBARQUEMENT?

6h50: le ticket de caisse, c’est mon ticket officiel de liste d’attente. Vu que le vol est surbooké. Vu que ça fait 30 heures qu’on pouvait s’enregistrer en ligne et que moi je comptais m’enregistrer à la fraîche à 7h du mat au comptoir Air France.

6h51: on m’explique que je n’ai à peu près aucune chance de monter dans cet avion, mais je peux toujours pleurer au comptoir Air France, quand ce sera mon tour, après les 200 personnes qui font la queue devant moi et qui ont aussi leur ticket de liste d’attente.

7h: on évacue la zone d’enregistrement 4 et 5, vu qu’il y a une alerte à la bombe. Plus de file d’attente, plus de comptoir, plus de possibilité de pleurer.

7h15: on évacue aussi la zone 2, 3, 6 et 7. Il paraît qu’il y a un petit sac suspect Hello Kitty là-bas, on attend les démineurs. Il commence à y avoir des mouvements de foule. Il y a des mamans aves des enfants qui pleurent. Il y a des anglais plus du tout flegmatiques qui jurent des FUCK FUCK FUCK partout. Il y a des abrutis de touristes qui gueulent parce qu’ils vont perdre leur nuit d’hôtel et des abrutis d’hommes d’affaire qui gueulent parce qu’ils ont déjà décalé 2 fois leur réunion, c’est inadmissible quoi. Je crois que je suis capable de les étrangler à mains nues.

7h16: je pleure.

7h30: une bonne fée avec un badge Air France me voit, prend mon ticket de caisse, disparaît, et revient en me tendant mon ticket de caisse transformé en carte d’embarquement. « Mais dès que les démineurs ont terminé, il faudra courir, parce que l’avion va partir ».

7h45: je cours comme si j’étais aux Jeux Olympiques. Tout le monde court comme si c’était les Jeux Olympiques.

8h: je suis dans l’avion. JE SUIS DANS L’AVION.

8h15: l’avion ne peut pas partir parce qu’on attend des gens qui ont déjà enregistré et dont les bagages sont déjà en soute.

8h30: le commandant de bord annonce qu’ils vont sortir tous les bagages de soute et les trier pour retirer ceux des gens qui n’arrivent toujours pas.

8h55: l’avion décolle. Il reste des places vides…

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En attendant le compte-rendu du mini-périple parisien…

Vendredi, je n’étais pas chez moi, et voilà ce que vous auriez dû lire ce matin:

« J’ai dû faire un petit saut de puce à Paris vendredi, vite fait bien fait, ce qui explique que les aventures de Little Miss blabla n’ont pas été mises à jour depuis jeudi. J’en ai profité pour faire quelques courses de Noël (et non, on ne trouve pas tout à London, et parfois c’est 2x le prix par rapport à Paris), et voilà. »

Sauf que… sauf que la neige, les températures polaires (-5° au moins), l’eurostar cassé sous le tunnel, tout ça.

J’étais en plein dedans, bien sûr. Pas dans l’eurostar qui est resté 16h30 sous la Manche, mais en plein dans le bazar sans nom que ça a généré.

En fin de compte, ce matin je suis chez moi, mais il me faut un peu + que 10 minutes pour raconter ce WE lunaire donc pour l’instant je vous envoie les 2 photos du jour. Pour le compte-rendu détaillé, ce sera demain…

La 1ère photo c’est la cariole de notre english facteur décorée comme il se doit en cette avant-avant-avant veille de Noël (de loin on dirait des plumeaux, mais ce sont bien des guirlandes) :

La 2ème photo c’est la poussette de mini miss blabla décorée comme il se doit également en cette avant-avant-avant veille de Noël: un sac pour la super nounou, un sac pour son acolyte Rosie. J’ai pas vraiment passé le meilleur WE de ma vie mais dans l’histoire y’en a 2 qui en ont profité pour récupérer des macarons Ladurée… tout le monde n’a pas tout perdu…

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Classé dans blablas de Noël

Ils sont trop forts ces Anglais

Encore un billet d’impulsion suite à mon shopping de Noël d’hier après-midi.

J’avais très très envie de vous raconter en détail la frénése qui s’est emparée de moi dans certains magasins que je ne connaissais pas, mais du coup je dévoilerais plein de cadeaux de Noël et ça c’est quand même un peu idiot (rapport aux gens qui me lisent et qui vont recevoir ces cadeaux).

Je me concentrerai donc uniquement sur ma dernière trouvaille fashion: le collant pour peep-toe shoes. Vous savez, les peep-toe shoes c’est ces chaussures ultra tendance que portent toutes les fashion victims, des chaussures ouvertes devant, donc on peut voir le bout du pied (« peep-toe »). Généralement, en tout cas dans les magazines et dans les quartiers trendy de London, elles sont super compensées, en ces temps hivernaux ce sont surtout des low boots, et quand elles sont au top elles sont soit vernies soit cloutées (ou les 2, mais faut pas déconner quand même).

Comme je ne suis pas trop leadeuse dans les tendances, j’ai un peu traîné avant d’en acheter une paire, puis j’ai craqué la semaine dernière (parce qu’elles étaient vraiment pas chères du tout, et cloutées aussi, mais pas vernies, hein).

Le problème, c’est que pour suivre la fashion, il faut que les orteils se voient, donc il ne fait pas mettre de collants. Et merci le confort de ce genre de chaussures sans collants, en plein hiver qui plus est (les orteils, de toutes les façons, ils sont sacrifiés sur l’autel de la fashion. Mais en aucun cas le pied ou les chevilles ne doivent souffrir également, faut pas pousser).

Alors Primark, le dieu de la mode à petits prix, a décidé de créer les collants pour peep-toe shoes d’un coup de baguette magique. Pour la modique somme de £1,96. En noir c’est épuisé mais j’ai quand même réussi à en acheter une paire couleur « natural ».

Maintenant, il faut juste que je trouve une occasion pour porter mes nouvelles chaussures de fille trendy de la night alors que je suis une housewife tout ce qu’il y a de plus classique (avec une nounou que je vois tous les matins et tous les soirs et qui n’aime que les Startrite, rappellons-le au passage).

C’est pas gagné.

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Il neige!

On m’avait dit que sur un île il ne fait jamais très froid, mais la météo de février 2009 et ses 30 cm de neige avait fait mentir cette ancienne croyance.

Et puis on avait bien la chair d’oie depuis quelques jours.

Eh bien ça y est, il neige, c’est la fête!

Espérons juste que les Londoniens ne sont pas aussi nuls en gestion de neige que les Parisiens.

Sur ce moi et ma chair d’oie on va faire du shopping de Noël, c’est la priorité de la semaine et ça explique des billets très courts, désolée!

(sur la photo on ne voit pas les flocons mais on voit que ça commence à tenir sur les arbres, peut-être que j’irai chercher mini miss blabla en ski tout à l’heure…)

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Mon dieu mais c’est HORRIBLE!

Vous souvenez-vous des risques que prennent les Anglais en voulant à tout prix devenir beaux (mais si, la photo avec le sourire édenté….)?

Eh bien voilà ce qui risque de vous arriver s’il vous prend l’envie d’aller toquer à la porte de cette Clinique.

Certes, vous aurez un beau sourire, très Email Diamant, très hollywoodien. Rien à redire.

Mais alors l’option bronzage, comment dire…

On peut pas juste avoir les belles dents et garder un teint un peu plus naturel? Non?

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Classé dans ils sont bizarres ces Anglais

Help!

Je crois que je vais appeler M6. Pour leur demander de m’envoyer Super Nanny. Pour mini miss blabla qui est légèrement exaspérante depuis peu concernant les repas (même la super nounou anglaise 25 ans d’expérience feront toujours la différence ne sait plus quoi faire, ce qui fait que je récupère mini miss blabla affamée à 17h et qu’il faut dîner à 17h30 sinon gare à l’humeur de pittbull et aux crises de colères).

Hier soir, je lui ai réchauffé des cannellonis (ricotta épinards, préparés la veille, vraie béchamel, bref pas dégueu) dans une petite assiette, coupés en petits morceaux, avec une tranche de jambon coupée également en petits morceaux.

Elle a regardé ce qu’il y avait dans l’assiette comme si c’était une plâtrée d’araignées.

Elle a fini par attraper du bout des doigts un minuscule morceau de jambon qu’elle a mâchonné pendant 10 minutes.

Puis un 2ème.

25 minutes plus tard elle avait mangé environ 7 grammes de jambon, j’ai insisté pour qu’elle mange une cuillère de cannellonis, j’ai cru qu’elle était réellement en train en manger des araignées. Elle a difficilement avalé sa bouchée.

Etant donné qu’elle me disait qu’elle avait faim depuis le début de son bain (elle a refusé de prendre un goûter à 4h), j’ai quand même fait ce que je refuse de faire d’habitude: lui proposer une 2ème option de dîner. J’ai donc décongelé une purée de légumes qu’elle mange sans problème d’habitude, j’ai trié tous les petits morceaux de jambons des cannellonis et je les ai remis dans la purée.

Elle a regardé la purée comme si c’était une plâtrée de cafards.

Je commence à m’énerver un peu, je lui ressort l’assiette de cannellonis en lui expliquant que sinon elle peut aussi manger ça.

Elle dit « d’accord« . Et commence à manger une cuillère de cannelonis comme si de rien n’était.

La moutarde me monte au nez, comme on dit. Elle se fout de moi, en fait.

Une bouchée plus tard, elle me tend son assiette, « T’en veut plus ». Puis demande du chocolat.

Ce fut la fin de son repas, mes nerfs ayant été mis à trop rude épreuve après 45 minutes de négociations et l’équivalent de 3 bouchées avalées.

Ce matin, elle a bu 1/4 de son biberon puis m’a redemandé un chocolat. Heureusement qu’on est lundi et que c’est la nounou qui s’occupe d’elle, parce que je suis à 2 doigts de péter un plomb.

En espérant que la version « gréviste-de-la-faim-ne-réclame-que-du-chocolat » de mini miss blabla aura disparu ce soir.

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Classé dans mini miss blabla

Un peu d’anglais – Chair d’oie

Rassurez-vous, je ne me suis pas transformée en Maïté, je en compte pas vous donner la recette d’une oie farcie ou d’un truc de Noël de ce genre.

Non, c’est juste qu’il commence à faire vraiment froid ici, et ici quand on a froid il ne faut pas dire qu’on a la chair de poule, mais la chair d’oie.

Ce qui serait vraiment chouette ce serait d’avoir la chair d’oie avec de la neige, comme ça avec les illuminations de dingue qu’il y a dans la rue ce serait vraiment Christmas spirit jusqu’au bout!

Allez, bon WE – et  promis, un de ces jours je vous montre à quoi ressemblent les illuminations de Noël dignes de ce nom!

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Classé dans blablas de Noël, un peu d'anglais